Mon expérience de voyage humanitaire à Zanzibar

Vous aussi vous vous posez des questions sur votre vie ? Sur votre quotidien ? Sur votre job ? Sur votre avenir ? 

Vous n’êtes pas épanoui dans votre travail ? Vous ressentez le besoin de donner de votre personne pour quelque chose qui vous parle plus ?

Ou bien tout simplement vous souhaitez faire une petite pause avec votre routine pour donner de votre temps ?

Il existe tant de raisons pouvant pousser une personne à partir faire un voyage humanitaire. Mais passer le cap n’est pas une chose si simple

J’ai donc décidé d’écrire cet article pour vous raconter mon expérience et vous poussez à sauter le pas pour vous aventurer dans cette extraordinaire expérience qui vous apportera beaucoup, croyez moi.

Pourquoi partir en voyage humanitaire ?

Voyage humanitaire à Zanzibar

On peut trouver de très nombreuses raisons qui peuvent pousser une personne à partir en voyage humanitaire. En règle générale, les raisons sont propres à chaque personne. Il n’y a donc pas de réponse officielle à cette question.

Mais vous pouvez avoir envie de faire une pause dans votre quotidien; de prendre du recul sur notre société de consommation de masse pour revenir à l’essentiel; de donner de votre temps à soutenir un projet qui vous tient à coeur; de faire quelque chose de plus grand de votre vie; de découvrir une nouvelle culture en s’immergeant complètement dans une vie locale etc…

Il m’est impossible de citer toutes les raisons qui pourraient vous pousser à partir en voyage humanitaire. 

Pour ma part, avant de partir, je travaillais en tant que Contract Manager dans des grandes firmes internationales (notamment dans l’industrie et les assurances) mais je ne me sentais pas épanouie dans mon travail. J’avais l’impression que je n’avais pas réellement de but et qu’il me manquait une connexion « éthique » avec le travail que je faisais. Je n’arrivais pas à trouver un intérêt suffisant qui soit en accord avec ma façon de voir les choses et de penser. 

Partir faire du volontariat m’attirait depuis quelques années déjà et j’ai donc passé un certain temps à m’informer.

Puis j’ai donc profité de la fin d’un CDD pour sauter le pas. En effet, pour me convaincre ainsi que pour convaincre mon entourage, je me suis dit que c’était le moment pour moi de tenter cette expérience qui m’attirait depuis bien longtemps. N’ayant pas d’obligations professionnelles ou bien personnelles, il m’a semblait que c’était le bon moment. 

Donner de mon temps pour « aider » à mon petit niveau auprès de populations locales, pouvoir donner à mon tour ce que j’ai pu recevoir depuis ma tendre enfance…

Me lancer dans une démarche comme celle-ci semblait être ce qui était le plus en accord avec moi-même.   

Pourquoi partir en voyage humanitaire à Zanzibar ?

Bien que l’idée de partir faire un voyage humanitaire me séduisait beaucoup, je ne savais pas par où commencer.

En effet, je n’ai pas fais d’études dans l’humanitaire, je ne suis pas enseignante, ni dans des métiers de la santé… 

Je me demandais comment partir faire un voyage humanitaire sans avoir d’expérience dans le domaine mais également en souhaitant éviter :

  • De payer 2 000€ à 3 000€ pour participer à une mission simplement sur 15 jours.
  • De partir faire du volontourisme : à savoir payer une somme relativement importante pour partir avec un organisme qui propose une partie voyage/découverte et une partie « volontariat » pour se donner « bonne conscience ».

Je souhaitais partir à minima 1 voire 2 mois et me concentrer entièrement à un projet de volontariat quitte à prolonger mon séjour dans le pays par la suite pour visiter les alentours. 

J’ai donc choisi de partir rejoindre un projet dans une association locale à Zanzibar. 

Pourquoi Zanzibar ?

Et bien pour tout vous dire j’hésitais entre la Tanzanie et le Népal… Vous me direz que ce sont deux pays complètement différents, certes, mais avant de choisir un pays j’ai choisi un projet.

Le projet que j’ai choisi c’était un projet avec l’association locale PDS (Perspective Development Skills) qui est une petite association locale qui a pour but d’aider les habitants du village et donc les membres de l’association à développer des compétences pour pouvoir améliorer leurs conditions de vies et donc trouver un emploi etc. 

Le projet me parlait beaucoup, en échangeant avec le président de l’association, je me suis projetée en pensant que je pouvais peut être apporter certaines de mes compétences pour les aider un peu. 

Et puis, je ne vais pas vous mentir, en plus de cela, en faisant quelques recherches sur Zanzibar, j’ai bien vu que cet archipel d’île semblait paradisiaque et magnifique

De plus, en partant à cet endroit j’allais également en profiter pour visiter la Tanzanie et y faire un safari ainsi que l’ascension du Kilimandjaro.

Si vous cherchez un endroit pour faire un voyage humanitaire qui mêle à la fois la beauté des paysages, des îles paradisiaques, une population locale adorable et accueillante, une faune exceptionnelle, la Tanzanie et Zanzibar , c’est le choix parfait pour vous !

  • Voyage humanitaire à Pemba, Zanzibar
  • Des enfants du village de Matemwe, Zanzibar
  • Participation à un projet de volontariat international à Pemba, Zanzibar

Comment se préparer pour un voyage humanitaire à Zanzibar ?

Il s’agit d’une question importante, cependant, il faut accepter les aléas car on ne peut pas se préparer à tout avant de s’envoler pour un voyage humanitaire à Zanzibar. 

Cependant je peux vous donner quelques conseils à suivre.

Se renseigner sur la culture et l’histoire de Zanzibar avant de partir en voyage humanitaire

Avant de rejoindre votre projet humanitaire dans un pays inconnu comme Zanzibar, il est important de se renseigner un minimum sur le pays

En effet, la culture, les traditions, l’histoire du pays sont totalement différents de nos pays occidentaux. Evidemment, il est très agréable de découvrir sur place mais vous devez être un minimum avertis sur certains points pour ne pas agir sur place de façon totalement extrême avec les habitudes locales. 

En effet, sachez que Zanzibar est un archipel d’île à 98% musulman. La religion est très présente et respectée à Zanzibar. 

En tant qu’invité dans le pays, vous devrez donc respecter certaines règles. 

Par exemple, en tant que femme il est préférable de se couvrir les épaules et les genoux etc.

Vous devez également vous préparer au choc des cultures qui est relativement important.

  • Juma et sa fille à Zanzibar
  • Juma et Combo sur la plage de Matemwe
  • Un puit dans le village de Tunguu, Zanzibar
  • Makunduchi, Zanzibar
  • Stone Town, Zanzibar
  • Makunduchi, Zanzibar

Les précautions au niveau de la santé à faire avant de partir en voyage humanitaire à Zanzibar

Avant de partir en Tanzanie, faites un tour chez votre médecin et vérifiez que tous vos vaccins obligatoires sont à jour. 

Il n’y a pas de vaccin obligatoire particuliers à la Tanzanie. 

Cependant, en fonction du temps que vous souhaitez passer dans le pays, il peut être conseillé de se faire vacciner contre :

  • La fièvre jaune
  • L’hépatite A
  • La typhoïde

En me renseignant sur internet, j’ai lu beaucoup d’avis différents concernant le vaccin contre la fièvre jaune. 

En effet, tout le monde s’accorde sur le fait que lorsque vous arrivez à un aéroport situé sur le continent (Dar Es Salam ou Kilimandjaro Airport) on ne demande pas de présenter une preuve pour le vaccin contre la fièvre jaune

Cependant, certains écrivent que la preuve de ce vaccin est demandé lorsque l’on arrive à l’aéroport de Zanzibar. 

Officiellement, le vaccin contre la fièvre jaune n’est pas obligatoire. 

Pour ma part, étant donné que j’arrivais pas l’aéroport de Zanzibar directement, et aux vues des divergences sur internet, j’ai préféré faire ce vaccin. En effet, je ne souhaitais pas risquer de me faire piquer à mon arrivée à Zanzibar dans des conditions hygiéniques pouvant être limites… 

Verdict, je suis arrivée à Zanzibar avec mon petit carnet de vaccination bien rempli… Mais personne m’a demandé quoi que ce soit à mon arrivée…

Le choix vous appartient donc, soit vous prenez le risque ou non !

Se préparer par rapport au projet avant de partir en voyage humanitaire à Zanzibar

Vous avez pris vos billets, vous êtes prêts à vous lancer dans cette fabuleuse aventure du voyage humanitaire. Cependant, avant d’embarquer dans cette expérience, il faut peut être vous préparer un minimum à votre projet. 

Evidemment, la préparation à votre projet dépendra du type de projet auquel vous participerez.

Certains projets peuvent ressembler à la construction d’école ou de maisons, à de l’enseignement, du jardinage, partager ses connaissances dans certains domaines, etc. Il y a de nombreux projets auxquels on peut participer en tant que volontaire international.

Choisissez le projet qui vous convient le plus.

Cependant, sachez également qu’il est très important d’être flexible et de s’adapter et de ne pas arriver avec une idée bien trop fermée sur ce que vous ferez durant votre voyage humanitaire.

Je pense que cela est d’autant plus vrai dans des pays peu développés comme les pays d’Afrique ou d’Asie.

Restez flexible et ouvert aux changements de dernières minutes et aux mauvaises organisations car c’est un peu une spécialité en Tanzanie notamment.

Quelles attentes avoir avant de partir en voyage humanitaire à Zanzibar ?

Pour continuer dans la lancée de ce que j’ai commencé à expliquer juste au dessus, il ne faut pas avoir trop d’attentes lorsque l’on part pour un voyage humanitaire à Zanzibar et en Afrique en général.

En effet, Zanzibar, ou même la Tanzanie ce n’est pas un pays où les habitants sont très organisés en comparaison avec nos sociétés occidentales.

Effectivement, il ne vaut mieux pas avoir d’attentes trop élevées sur le projet auquel vous participerez. Ne pensez pas qu’en arrivant dans le projet vous allez pouvoir changer complètement les choses et révolutionner certaines façons de travailler etc. 

Vous serez vite déçus et vous remettrez rapidement les pieds sur terres lorsque vous vous rendrez compte que les choses ne vont pas à la vitesse que vous souhaitez.

Il faut s’armer de patience à Zanzibar car la culture est totalement différente de la notre. 

Également, vous risquez de vivre un choc culturel auquel vous devrez vous préparer. La pauvreté est présente à Zanzibar. 

Les touristes ont tendance à voir uniquement le côté purement touristique de cet archipel avec les hôtels extrêmement luxueux qui se trouvent tout le long des plages. Cela n’est absolument pas représentatif de la situation actuelle de Zanzibar et de la Tanzanie. 

En effet, une grande partie de la population à Zanzibar vit de manière très précaire, donc soyez conscient de cela avant de vous y rendre.

S’adapter est la clé pour bien vivre cette expérience de voyage humanitaire à Zanzibar.

Quelles étaient mes premières impressions à mon arrivée sur mon voyage humanitaire à Zanzibar ?

Lorsque j’ai atterri sur cette petite île d’Unguja, également appelé Zanzibar, une chaleur étouffante s’est emparée de moi. 

En effet, je venais de quitter les températures hivernales de la France pour me rendre dans un pays où les températures ne descendent pas en dessous de 20°C durant les mois les plus froids de l’année.

J’ai donc atterris avec ma petite doudoune sous un soleil éclatant et une température avoisinant les 35°C.

Lorsque je suis arrivée, j’avais prévu de passer une semaine en auberge de jeunesse sur la plage de Kiwengwa avant de rejoindre le projet qui se trouve à Tunguu, Kibele. 

Mes premières impressions ont donc été en tant que « touriste » avant d’intégrer, par la suite, la communauté locale et la vie locale.

Ma première impression a concerné le fait que Zanzibar est un endroit sale. En effet, dans le taxi pour me rendre de l’aéroport à Kiwengwa, j’ai observé le paysage que l’on a traversé. Que ce soit les petits villages, les plus grands villages et les campagnes… J’ai été choquée par la saleté. Effectivement, tous les déchets se trouvent au bord de la route, il n’y a pas de poubelles. A certains endroits on peut voir, au bord des routes, des montagnes de déchets qui attendent surement d’être brûlées.

Je me suis rendue compte après qu’il n’y a aucune sensibilisation environnementale faite auprès des locaux, ce qui est très dommage.

Mon impression qui a suivi a été la pauvreté. Je ne savais pas tellement à quoi m’attendre, surtout qu’en général lorsque l’on cherche sur internet « zanzibar », on tombe sur de magnifiques photos de plages de sables fins avec des eaux turquoises. 

Certes, tout cela est réel, mais il y a un réel paradoxe choquant, à mon sens, entre :

  • Ces magnifiques plages paradisiaques, dignes des cartes postales avec les hôtels 4 ou 5 étoiles extrêmement luxueux et magnifiques dont les prix pour un sandwich ou une nuit d’hôtel sont énormes
  • Et les habitations et les conditions de vie précaires des locaux qui se trouvent à seulement quelques mètres de ces établissements de luxe.

Ce parallèle m’a réellement choqué ! Et encore plus lorsque je me suis réellement intégrée à la population locale durant mon projet de volontariat à Zanzibar.

Quel est le temps d’adaptation pour un voyage humanitaire à Zanzibar ?

Je ne vais pas vous mentir, j’ai vécu un réel choc culturel en arrivant à Zanzibar. 

Effectivement, les difficultés majeures que j’ai rencontré concernaient :

  • L’adaptation à la chaleur et au climat avec une lourdeur et humidité importante. Notre corps a besoin d’un certain temps d’adaptation
  • Les conditions hygiéniques : il n’y a pas forcément l’eau courante partout sur l’île, surtout dans les villages. En effet, les habitants se fournissent en eau grâce aux puits. Les douches se font avec des seaux d’eau; il n’y a pas de papier toilettes aux WC. Il faut donc s’habituer à s’essuyer avec de l’eau et la main gauche… 
  • Les traditions culturelles et religieuses : a Zanzibar on mange avec la main droite sur un tapis par terre; en tant que femme il faut se vêtir suffisamment pour se couvrir les épaules et les genoux malgré la chaleur écrasante
  • La barrière de la langue: effectivement très peu de personnes parlent anglais à Zanzibar. Seules les personnes les plus éduquées, mais cela est rare. Le dialecte national est le swahili. Cela a probablement été le plus difficile pour moi. La communication reste une chose très importante pour pouvoir être intégré dans une communauté et lorsqu’il est impossible de communiquer, je peux vous assurer qu’on peut se sentir seule et que le temps peut passer très lentement.

Du fait de tous ces éléments, il m’a fallu un certain temps pour m’habituer et m’adapter aux conditions de vies de Zanzibar qui sont totalement différentes des pays occidentaux.

En effet, il m’a fallu bien 2 à 3 semaines pour me sentir réellement bien. 

Si je peux vous donner un conseil c’est d’apprendre un peu de swahili pour pouvoir communiquer avec les locaux. C’est probablement ce qui m’a permis de me sentir plus intégrée et de comprendre mieux l’environnement qui m’entourait.

  • La cuisine pendant mon voyage humanitaire à Zanzibar

Comment s’est déroulé mon projet de volontariat durant mon voyage humanitaire à Zanzibar ?

Je suis ravie de l’expérience de volontariat humanitaire que j’ai vécu.

Sur le papier, le projet de volontariat auquel j’ai participé consister à aider les habitants d’un petit village à développer leurs compétences dans différents domaines. Certains domaines étaient déjà donné (enseignement, aide dans le jardin…) mais il était également possible d’apporter ses propres idées pour pouvoir faire évoluer l’association au maximum et de façon la plus bénéfique possible pour les membres de l’association. 

Sur le terrain, sur les 2 mois que j’ai passé sur le projet de volontariat, la plus grande partie de mes missions consistait à enseigner le français et l’anglais auprès d’un large public d’étudiants ayant entre 4 ans et 50 ans.

En effet, je donnais entre 3 et 5 heures de cours par jour du lundi au samedi. L’organisation s’est faite au fur et à mesure en fonction des besoins et des disponibilités de chacun. Nous avons créé des groupes de niveaux ainsi que des groupes de langue selon les préférences de chaque étudiant.

Les cours se déroulaient majoritairement l’après-midi et le soir, ce qui me permettait de profiter de mes matinées pour préparer les cours notamment.

Parmi mes missions j’ai également organisé des débats dans les écoles etc.

Lorsque l’on participe à un voyage humanitaire à Zanzibar, et en Afrique plus généralement, il faut s’avoir s’adapter. En effet, s’adapter à des changements de programmes, à des mauvaises organisations.

On peut vous dire quelque chose, vous vendre « du rêve » sur un projet auquel vous allez participer alors qu’en réalité il ne se fera pas ou bien il sera complètement différent de ce que vous imaginiez. 

Il faut développer une réelle capacité d’adaptation et une grande flexibilité à tous les niveaux.

Donner des cours de français et d’anglais pendant un voyage humanitaire à Zanzibar

Une grande partie de mon temps était dédié à la préparation et à l’enseignement de cours d’anglais et de français. 

Bien que n’ayant jamais suivi de formation pour être institutrice ou professeur, je pense que je ne m’en suis pas trop mal sortie.

J’ai adoré faire cette expérience de l’enseignement qui m’a permis de sortir de ma zone de confort et de dépasser mes limites. En effet, je me trouvais face à des étudiants avec une grande soif d’apprendre une nouvelle langue. 

J’ai surtout retenu l’immense motivation d’apprendre de ces étudiants. Cette motivation se traduisait par beaucoup de participation, de questions, une grande écoute, des devoirs qui étaient faits etc.

Même lorsque l’on est pas professeur de formation, avec de la motivation ainsi qu’une bonne pédagogie on peut arriver à donner des cours pendant un voyage humanitaire. 

La plus grande difficulté que j’ai rencontré concernait la barrière de la langue. En effet, je suis allée enseigner notamment l’anglais à des personnes qui parlent uniquement leur langue, à savoir le swahili. Or, personnellement, je ne parlais pas swahili lorsque je suis partie faire ce voyage humanitaire à Zanzibar. 

Comment enseigner une langue à quelqu’un lorsque l’on ne peut pas communiquer dans la même langue ? 

C’était une réelle difficulté à laquelle j’ai du rapidement m’adapter. Effectivement, il a rapidement fallu que j’apprenne le swahili pour que les étudiants et moi-même puissions nous comprendre. On peut le voir comme un échange de bon procédé car en leur apprenant l’anglais, j’apprenais le swahili. 

Cette expérience a été très enrichissante !

Quel est le bilan de mon voyage humanitaire à Zanzibar ?

Je suis totalement enchantée de cette expérience de voyage humanitaire à Zanzibar que j’ai vécu. 

Avec un peu de recul maintenant, je pense que cette expérience m’a apporté énormément de choses d’un point de vue personnel.

Dans un premier temps, j’ai appris énormément de choses très enrichissante sur la population tanzanienne et sur ce magnifique pays. J’ai pu découvrir une nouvelle culture en profondeur et un nouveau mode de vie en vivant en immersion avec les habitants, ce qui est très intéressant et riche. J’ai vécu une réelle intégration auprès des locaux; chose difficilement atteignable lorsque l’on visite rapidement un pays et que l’on ne prend pas le temps d’aller à la rencontre des habitants. Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails ici mais je le ferai dans un prochain article 😉

Ensuite, j’ai appris beaucoup de choses sur moi, ma personnalité, mes vices et mes limites.

Entre autre, je peux vous assurer que la Tanzanie, et l’Afrique plus en général vous apprendra la patience. En effet, le peuple est d’une sérénité folle, sans stress. 

Les tanzaniens répètent à longueur de temps « Hakuna Matata » ce qui signifie littéralement « il n’y a pas de problème » mais que l’on peut généralement le traduire par «  tout va bien t’inquiète 😉 ». 

Je ne peux pas vous citer le nombre de fois où j’étais prête à perdre patience durant ce voyage humanitaire, mais j’ai appris petit à petit à relâcher, relativiser et prendre du recul. Ce qui fait énormément de bien dans la société dans laquelle nous vivons actuellement dans nos pays occidentaux.

Vivre une expérience comme celle ci permet de développer de réelle capacité d’adaptation et de flexibilité. Qualités qui pourront servir tout au long de la vie, aussi bien dans des domaines professionnels que personnels. 

Un voyage humanitaire à Zanzibar m’a permis de sortir de ma zone de confort, de dépasser mes limites et de me mettre en danger (évidemment pas dans le sens littéral du terme). En effet, partir seule en tant que femme, dans un pays musulman avec une culture totalement différente de celle que l’on connaît n’est pas une chose facile. C’est en quelques sortes sauter à pieds joints dans l’inconnu et oser. 

Evidemment, une telle expérience entraine de faire de très belles rencontres, souvent très riches !

Également, cela m’a permis de prendre du recul sur la notre société de consommation, de revenir aux choses essentielles de la vie ! Relativiser sur ses problèmes personnels et ses petits malheurs ! On apprend l’humilité auprès d’une population comme les tanzaniens ! C’est impressionnant de voir qu’il peuvent être heureux avec rien et qu’ils sont pourtant prêts à tout te donner alors qu’il n’ont rien ! On se rend compte que notre société nous pousse à être égoïste et qu’ils sont très loin de ça sur leur petite ile ! Et puis on se rend compte qu’être égoïste est peut être ce qui rend malheureux !

C’est ce genre d’expérience qui te fait prendre conscience de la chance que l’on peut avoir en étant né dans un cadre et un pays favorisé comme en France.

Conclusion sur un voyage humanitaire à Zanzibar

Je pense que ce voyage humanitaire m’a apporté énormément de bonnes choses. Je pense que j’ai plus appris de mes étudiants et des tanzaniens que je n’ai pu leur enseigner ! Toutefois j’espère quand même avoir réussi à donner un peu à mon tour à mon petit niveau 🙂

Si un voyage humanitaire vous donne envie mais que vous hésitez encore, je n’ai qu’une chose à vous dire : Foncez ! Vous ne le regretterez pas, c’est une expérience exceptionnelle à vivre ! »

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17 commentaires sur “Mon expérience de voyage humanitaire à Zanzibar

  1. Merci Margaux pour ce témoignage riche et coloré avec ces si belles photos qui ne peuvent que me donner envie de sauter le pas et partir comme toi dans un projet aussi beau en joignant de plus l’utile (sens) à l’agréable (plaisir). Quelle belle expérience, merci de l’avoir partager avec nous !!👍

      1. J AI LU ET MEME DEVORE TON MESSAGE.
        JE ME SUIS REVUE A MADAGASCAR IL Y A QUELQUES ANNEES
        EN 2011( JE SUIS NEE EN 43 ) DANS LA BROUSSE
        JE SUIS PARTIE SEULE POUR 2 MOIS DANS LE MEME ETAT D ESPRIT QUE TOI SUR UNE PETITE ILE INCONNUE STE MARIE ET J EN SUIS REVENUE AVEC LES MEMES IMPRESSIONS .J AI REJOINT UN ORPHELINAT TENU PAR UNE FRANCAISE DONT J AVAIS VU UNE EMISSION SUR FR3.
        TU AS TRES BIEN EXPRIME LES BONS ET LES” MAUVAIS “COTES DE L EXPERIENCE ET C EST IMPORTANT. AUJOURD HUI ENCORE JE SUIS EMUE EN PENSANT A TOUT CE QUE J AI VECU ET RESSENTI
        MIREILLE

        1. Bonjour Mireille,
          Votre message me fait extrêmement plaisir ! C’est vrai qu’une expérience comme celle là est géniale et cela fait toujours plaisir de pouvoir se remémorer les bons souvenirs 🙂
          Je n’ai jamais entendu parlé de l’île dont vous parlez, mais cela me donne envie d’aller jeter un petit coup d’oeil sur internet!
          Margaux

  2. je viens de lire ces pages avec un plaisir immense. Quelle lecon de vie.
    merci d avoir partagé ces expériences qui rendent plus fort et moins centré sur sa personne. J avais lu À.david Neel qui m avait bousculée, troublée maintenant je te lis et ressens la même force. Respect

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