Comment se préparer à l’ascension du Kilimandjaro?

Le Kilimandjaro, l’un des sept sommets les plus hauts du monde est le toit de l’Afrique. Son point culminant, le pic Uhuru, se trouve à 5 895 m d’altitude.

Le Kilimandjaro se situe au Nord-Est de la Tanzanie, à la frontière avec le Kenya.

 

 

Quelle est la meilleure période pour gravir le Kilimandjaro ?

L’ascension du Kilimandjaro peut se faire tout au long de l’année. Néanmoins, certaines périodes sont favorables et d’autres le sont moins.

Le pays jouit d’un climat équatorial avec une température très agréable tout au long de l’année.

On trouve deux périodes de pluie en Tanzanie :

  • Mars à juin
  • Octobre à décembre

En général, il vous sera conseillé d’éviter l’ascension du Kilimandjaro durant ces périodes de pluie.

Néanmoins, ayez conscience que cela dépend du temps dont vous bénéficierez. Avec le dérèglement climatique, il est possible de tomber sur une semaine sans pluie pendant la saison des pluies ou bien à l’inverse, tomber sur une semaine de pluie pendant les « meilleures périodes ».

Personnellement, j’ai fais le Kilimandjaro la première semaine de juin, bien qu’il s’agissait de la fin de la saison des pluies, nous avons bénéficié d’un temps magnifique.

L’ascension du Kilimandjaro est-elle difficile ?

C’est une question très souvent posée. Vous pouvez trouver de nombreuses informations pour répondre à cette question sur internet.

L’ascension du Kilimandjaro ne nécessite pas une expérience particulière en alpinisme. En effet, le peu de neige qu’il reste sur le sommet, ne nécessite pas l’utilisation d’un équipement technique de professionnel. 

Gravir le Kilimandjaro peut être réalisé par toute personne avec un minimum de conditions physiques. 

L’ascension du Kilimandjaro est tout simplement une randonnée de 4 à 9 jours à une altitude élevée. Il n’y a donc pas de véritable difficulté technique pour arriver au sommet du Kilimandjaro.

Pour gravir le Kilimandjaro, il faut, à minima, avoir 10 ans. Lorsque j’ai fait l’ascension, j’ai été étonnée de rencontrer une américaine de 80 ans qui faisait le trek avec sa fille.

Les statistiques évoquent un taux de réussite moyen de 50%. Ce taux fluctue, tout dépend de l’itinéraire choisi pour atteindre le sommet.

Peut-on faire l’ascension du Kilimandjaro sans entraînement ?

L’ascension du Kilimandjaro ne nécessite pas de connaissance d’alpinisme particulières. 

Cependant, peut on vraiment envisager de s’attaquer au plus haut sommet de l’Afrique, qui se trouve à près de 6 000 m, sans le moindre entraînement ?

Honnêtement je pense que cela ne semble pas très sérieux.

Toutefois, faut il nécessairement suivre un entraînement drastique pour maximiser ses chances d’atteindre le sommet du Kilimandjaro ?

L’ascension du Kilimandjaro ne nécessitant pas d’expertise technique, il s’agit tout de même d’une randonnée sur plusieurs jours à une altitude élevée.

Ce sommet est accessible à tout le monde, toutefois, il est tout de même nécessaire d’avoir un minimum de conditions physiques.

Une personne sportive devrait arriver sans aucun soucis au sommet du Kilimandjaro.

Une personne très sportive ne devrait pas avoir besoin d’un entraînement plus important que son entraînement habituel.

Pour vous donner une idée, un entraînement de course à pieds plusieurs fois par semaine devrait suffire pour une personne sportive.

Sachez qu’il y a un paramètre très important à prendre en compte lorsque vous vous lancez dans l’ascension du kilimandjaro. Ce paramètre est l’altitude.

Que vous soyez ou non sportif, la résistance à l’altitude est propre à chaque personne. Il n’y a d’autres façon de voir son effet sur votre corps que de vous confronter directement à un test en altitude. 

Quelles conditions physiques faut-il pour faire l’ascension du Kilimandjaro ?

Afin de maximiser ses chances d’atteindre le sommet du Kilimandjaro, il est important d’avoir un minimum de conditions physiques. En effet, l’ascension s’effectuant sur plusieurs jours, il est nécessaire de pouvoir résister à l’effort pendant plusieurs jours. 

Il faut donc s’entraîner sur de la durée, des longues distances et des efforts à répétition. 

Un sportif n’aura pas de problème pour résister à ces efforts. En revanche, une personne ne pratiquant aucune activité sportive devra forcément s’y mettre car il faut un minimum d’entraînement physique pour pouvoir atteindre le sommet.

Comment s’entrainer pour l’ascension du Kilimandjaro ?

Les statistiques démontrent que seuls 50% des personnes tentant l’ascension du Kilimandjaro parviennent à son sommet.

Evidemment, lorsque l’on se lance dans une telle aventure, on a extrêmement envie d’arriver au sommet. 

Pour ce faire, il est nécessaire de se préparer au mieux pour l’ascension

Après avoir vécu cette extraordinaire expérience, je vous conseille :

  • D’avoir une activité physique régulière quelques mois avant le départ pour le Kilimandjaro : par exemple, de la course à pieds, ou toute autre activité sportive. Vous avez besoin d’une activité régulière qui vous permettra de résister à l’effort sur la durée.

  • S’entraîner dans des conditions similaires au trek: à savoir aller faire des treks en montagnes pour acclimater son corps à l’altitude. Bien évidemment, vous ne trouverez pas en France de randonnées à une altitude avoisinant les 4 000 ou 5 000 m facile d’accès. Mais tout de même, quelques sorties en montagne avant votre départ feront le plus grand bien à votre corps. 

A quoi faut-il se préparer pour faire l’ascension du Kilimandjaro ?

En fonction des options que vous aurez choisi lors de la réservation du trek, il y a quelques particularités à avoir en tête lorsque vous vous préparez pour ce trek :

  • L’hygiène : il n’y a pas de douche donc vous devrez vous contenter de petites bassines d’eau chaude pour vous laver le visages notamment. Un petit conseil, vous pouvez amener des lingettes intimes, cela peut se trouver être très utile pour se faire un brin de toilettes.

  • Les repas : tout dépend des options choisies, mais vous aurez droit à un cuisinier qui vous concoctera de bons petits plats. Vous aurez droit à des plats « européens » pour le déjeuner et le dîner (soupe, salade, viande, riz, pâtes, frites etc.). Egalement, thé et popcorn seront distribués tout au long du trek.

  • Le froid : les premiers jours, en journée, les températures sont agréables. Personnellement j’ai passé une grande partie du trek avec seulement un t-shirt manche longue respirant. Au coucher du soleil, les températures baissent significativement et l’on est obligé de se couvrir de petites doudounes. La nuit peut s’avérer très froide. J’utilisais notamment mes gourdes d’eau en guise de bouillotte pour me réchauffer dans le duvet. L’ascension finale est la période la plus compliquée à passer. On doit se lever à 23 heures, lorsque tout est gelé autour de nous puis nous commençons l’ascension. Au départ, je n’ai pas mis ma plus grosse doudoune étant donné que l’effort physique permettait de se réchauffer. Toutefois, la moindre petite pause de 5 minutes me refroidissait en profondeur. Il est arrivé le moment où j’ai du mettre ma grosse doudoune avec plusieurs épaisseurs en haut et en bas. En arrivant au sommet, il fait tellement froid que les vêtements, sacs, bonnets gèlent. Il peut faire entre -10 et -20 degrés au sommet. Préparez vous pour cette température !!

  • La fatigue : les journées peuvent se faire longues et fatigantes pendant le trek. Sachez qu’en règle générale vous marcherez entre 4 et 6 heures par jours. Cela vous laissera le temps de vous reposer une fois arrivés au campement car en effet la marche s’effectue le matin avec une arrivée en début/ milieu d’après-midi au prochain campement. L’important est de garder vos forces pour l’ascension finale où vous marcherez 7 heures seulement pour atteindre le sommet. Je vous recommande de suivre attentivement les conseils des guides, à savoir ne pas marcher trop vite, même si vous vous sentez en forme. On vous répétera souvent d’aller « pole, pole », ce qui signifie « doucement, doucement ».

  • La motivation : « quand on veut, on peut », ce proverbe bien connu de tous résume l’ascension du Kilimandjaro. Enfin, effectivement d’autres facteurs qui peuvent se trouver en dehors de notre volonté viennent biaiser ce proverbe, à savoir le mal des montagnes. Toutefois, votre motivation est votre détermination vous portera sur le Kilimandjaro, notamment au moment de l’ascension finale, lorsque vous serez fatigués avec une respiration plus difficile pendant le moindre effort. La motivation et la détermination est la clé de la réussite.

  • Le mal des montagnes : l’altitude est probablement le paramètre à ne pas sous estimer et le plus dangereux lorsque l’on se lance à l’assaut du toit de l’Afrique. En effet, chaque être humain à sa propre réaction à l’altitude, et ce, peu importe que l’on soit un grand sportif ou non. Il faut donc faire très attention aux moindres symptômes que l’on peut développer tout au long de l’ascension. Le mal des montagnes est une réalité bien présente sur le Kilimandjaro. Une mauvaise acclimatation peut engendrer des sérieux maux de têtes, des nausées, vomissements etc. Il est très important de prendre cela au sérieux et d’en parler le plus rapidement possible à votre guide lorsque vous vous sentez moins bien. L’entraînement physique permet d’avoir moins de symptômes désagréables durant l’ascension mais le meilleur moyen de combattre le mal des montagnes c’est d’avoir une progression lente et de boire beaucoup d’eau. Boire de l’eau est extrêmement important, ne l’oubliez pas. « Marcher haut et dormir bas » cette phrase est bien connue dans le monde de la montagne. C’est une règle qu’il faudra suivre.  Plus vous passerez de temps à vous acclimater plus vos chances de réussite seront élevées. 

L’ascension du Kilimandjaro peut être réalisée par toute personne ayant une bonne condition physique, mais des critères, autres, pourront également entrer en compte. 

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6 commentaires sur “Comment se préparer à l’ascension du Kilimandjaro?

  1. Magnifiques photos! Je pense également à l’ascension du Kilimanjaro depuis quelques temps mais n’ose pas me lancer! Merci pour cet article qui m’a beaucoup éclairé!

    Bonne continuation

    1. Merci Guillaume !
      Je te conseille de te lancer si tu le souhaites car c’est une superbe expérience à faire une fois dans sa vie !

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